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Les repères de l’intégrité académique

I – L’intégrité se définit comme : « État d’une chose, d’un tout, qui est entier, qui a toutes ses parties » (CNRTL, France).

Ainsi, nous définissons l’objet de recherche « Intégrité » par ses quatre dimensions que sont la morale, la déontologie, l’éthique formelle et la responsabilité. Qu’une seule soit affectée et l’intégrité se fissure. Mais chaque cas de manquement à l’intégrité n’impacte pas toutes ses dimensions. Heureusement, sinon nous ne pourrions conduire aucune médiation à un heureux dénouement.

II – L’intégrité se définit aussi comme : « Caractère, qualité d’une personne intègre, incorruptible, dont la conduite et les actes sont irréprochables » (CNRTL, France)

Ainsi nous visons – dans nos enseignements et nos actions auprès des établissements – l’épanouissement et la valorisation de ces qualités chez tous les acteurs qui le souhaitent.

 

Application par les faits

Les manquements à l’intégrité que nous rencontrons sont citées ci-dessous. Cette liste ne saurait prétendre à l’exhaustivité.

En matière de plagiat, sont des atteintes à l’éthique formelle et aux codes de conduite qui en découlent les faits avérés suivants :

  • La publication sous son propre nom de résultats de travaux et de découvertes de tiers (plagiat).
  • Le fait d’obtenir le statut de coauteur d’une publication sans avoir apporté de contribution essentielle au travail.
  • L’omission délibérée des noms de collaborateurs du projet y ayant apporté des contributions essentielles.
  • Les citations intentionnellement erronées tirées de travaux existants ou supposés de tiers.
  • L’autoplagiat, soit l’omission volontaire de référence à ses travaux antérieurs.
  • La publication dans une langue d’un article déjà publié dans une autre langue sans y faire explicitement référence.

En matière de fraude scientifique, sont des atteintes à l’éthique formelle et aux codes de conduite qui en découlent les faits avérés suivants :

  • L’invention des résultats de recherche.
  • La falsification intentionnelle de données de base.
  • La présentation ainsi que le traitement intentionnellement trompeurs de résultats de recherche.
  • L’exclusion de données de base sans la consigner ou sans en donner les raisons.
  • La dissimulation de données.
  • Le piratage de données.

En matière de plagiat et de fraude scientifiques, sont  considérés comme graves problèmes de déontologie les faits avérés suivants :

  • La modification de l’ordre des auteurs sans leur accord et sans justification de celui-ci.
  • La mention volontaire d’une personne en qualité de coauteur alors qu’elle n’a pas contribué au projet.
  • L’omission délibérée de contributions essentielles d’autres auteurs sur le même sujet (bibliographie incomplète).
  • Le fait de passer sciemment sous silence des conflits d’intérêts.
  • La violation du devoir de discrétion (obligation de réserve).
  • La négligence du devoir de surveillance.
  • Le refus d’accorder à des tiers dûment autorisés le droit de consulter les données de base.
  • La présentation non-objective d’opinions divergentes.
  • Les indications incorrectes sur le stade d’avancement de la publication de ses propres travaux (par exemple « publication en cours d’impression », alors que le manuscrit n’a pas encore été accepté).

En matière de plagiat et de fraude scientifiques, sont  considérés comme graves problèmes de responsabilité les faits avérés suivants :

  • Le refus de personnes détenant l’autorité, élues ou nommées à des postes hiérarchiques au sein d’établissements, d’écouter les lanceurs d’alertes lorsqu’ils informent d’atteintes à l’intégrité.
  • Le manque de protection de personnes détenant l’autorité des victimes et lanceurs d’alertes durant toute la durée de la procédure d’enquête.
  • Le fait de passer sous silence des conflits d’intérêt en matière de financement de la recherche.
  • L’absence de réactivité face à une situation de crise due à des faits supposés de manquement à l’intégrité de l’un ou l’autre de ses collaborateurs.